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Chers amis,

Il y a 40 ans, à ma naissance, les forces de l’ordre s’appelaient encore gardiens de la paix.

Le libéralisme montrait son meilleur visage pour remporter la bataille culturelle face au totalitarisme soviétique.

Dans la cour de récréation, comme sur les plateaux télé, où Coluche était l’humoriste en vogue, on pouvait dire beaucoup de choses sans offenser personne, mais jamais distinguer les Français les uns des autres selon leurs origines ou leur religion.

Depuis 40 ans, il y a 4 millions de chômeurs de plus, le nombre de crimes et délits a été multiplié par 4, et il y a aujourd’hui plus de 10 millions de pauvres, parmi eux beaucoup qui travaillent. 5 millions de personnes, jeunes et anciens vivent dans l’isolement, démunis de liens sociaux. Et chaque année 150 000 jeunes quittent le système scolaire sans formation.

Le réchauffement climatique s’accélère, la biodiversité arrive à un point de bascule : c’est la survie de notre espèce qui est menacée.

Notre État, champion mondial des prélèvements est pourtant à bout de souffle : malgré sa taille et le dévouement de ses agents il se révèle, particulièrement en cette période, défaillant dans ses missions régaliennes. Le gros de la crise migratoire est devant nous. Et on manque de candidats qualifiés dans des métiers aussi essentiels que ceux de policiers, d’infirmiers, de médecins, d’enseignants et tant d’autres.

Ça doit être ce qu’on appelle le progrès.

En effet, depuis la fin de la guerre froide, pour les dirigeants de droite comme de gauche, le « progressisme » est la seule boussole.

On nous a dit qu’il fallait s’adapter au changement quoi qu’il en coûte, que la mondialisation sans limites était le seul chemin.

Que les chômeurs dont on avait délocalisé l’outil de travail étaient des fainéants, que les précaires n’étaient pas assez « flexibles ».

Que les PME n’avait qu’à devenir des start-ups, que toutes les nouvelles technologies étaient par nature bonnes pour les gens, et que le service public, l’éducation, le soin, la protection des personnes devaient avant tout respecter des normes comptables.

Lentement, la devise de la République « Liberté, Égalite, Fraternité » cède la place à « Conformez-vous ou disparaissez ». Et nous sommes sommés de croire qu’il n’y a pas d’alternative.

Face à notre volonté de reprendre nos vies en main au sein d’initiatives citoyennes constructives, qui se sont également manifestées par de puissants et multiples mouvements collectifs ces dernières années, et par l’exercice de notre liberté d’expression, la réponse de nos dirigeants a été le mépris, l’instrumentalisation de la justice et l’usage disproportionné de la force.

Pire, face aux grandes peurs actuelles, terrorisme et virus, petit à petit des lois liberticides sont mises en place, qui menacent toute voix discordante et préparent des outils de contrôle puissants, à disposition de n’importe quel type de pouvoir qui pourrait s’emparer du pays.

Pour 2022, le second tour que nous promettent les sondages ne permet pas l’espoir d’un changement de cap.

Est ce vraiment ce qu’une majorité de Français espère ?

Pour faire prospérer une oligarchie, il suffit d’un petit nombre de personnes. Mais une démocratie ne peut vivre qu’avec l’implication de tous les citoyens, au sein d’institutions vraiment représentatives de chacun, et qui fonctionnent. Sinon c’est la porte ouverte à tous les démagogues.  

Depuis 50 ans nous avons délégué nos pouvoirs et nous en voyons aujourd’hui les conséquences. Il est grand temps de reprendre notre avenir en main. Chacun va devoir se retrousser les manches pour redevenir un citoyen à part entière.

Une élection présidentielle ce n’est pas une femme ou un homme devant son destin, c’est l’union d’un peuple, qui choisit de mettre en action un projet collectif et élit la personne qui sera chargée, pour un temps donné, de le porter et de l’incarner.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour officialiser la candidature que je vais porter pour les élections présidentielles de 2022. L’enjeu : réunir la majorité des Français pour reprendre collectivement en main notre destin, et pour que nous construisions un projet collectif de refondation avec l’implication de chacun.

Je sais très bien que c’est compliqué de s’intéresser à la politique quand on n’arrive pas à remplir son frigo jusqu’à la fin du mois, malgré un dur travail. Je le sais, car je l’ai vécu.

Mais c’est le seul moyen de redonner vie à notre démocratie défaillante. Personne ne pourra être citoyen à notre place. C’est une lourde responsabilité, mais elle seule permet son corollaire, la liberté.

Qui peut incarner le destin des Français ? A chacun de nous de le décider.

A nous de leur proposer des choix et non des réponses toutes faites d’un système en fin de vie, qui tente de nous opposer artificiellement en voulant nous faire rentrer dans des cases étriquées.

Réapprenons à penser brique par brique pour construire notre propre édifice intellectuel avec toutes ses nuances, au lieu d’habiter des monuments inhumains à la gloire d’idéologies ou de dogmes, qui ne nous ressemblent pas, qui ne nous rassemblent pas.

Certains diront que c’est un pied de nez de plus à l’autorité, que je serais en quête de notoriété. Il y a longtemps que j’assume mes engagements, sans crainte des rumeurs ni des attaques, pour défendre les valeurs de liberté et de responsabilité.

Comme le disait Charlie Chaplin : « préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, alors que ta réputation est ce que les autres pensent de toi. Et ce que les autres pensent de toi c’est leur problème. »

Ma conscience m’invite à prolonger mon engagement au service du bien commun. Cela ne se décide pas à la place du peuple, mais avec lui.

Sommes-nous de gauche ou de droite ? Ne perdons pas notre temps à ce petit jeu, qui a donné lieu à un « en même temps », qui a trahi les électeurs. Bâtissons ensemble un programme, fondé sur la Liberté et la Responsabilité.

Cet appel vise à inviter ceux qui le souhaitent à construire une troisième voie, celle de la refondation.

Dépassons ce qui nous divise, alors que tant de choses nous rassemblent.

Ce projet présidentiel a pour vocation de rassembler les Français :

  • Ceux qui veulent préserver ce qui fonde notre humanité, au lieu de courir après un monde déshumanisé, qui nous rabaisse au rang de machine,
  • Ceux qui défendent la Paix publique au lieu d’un Ordre gouvernemental,
  • Ceux qui veulent rétablir une justice économique au lieu de mener une guerre économique ;
  • Ceux qui veulent une cohésion sociale et non une opposition d’intérêts communautaristes,
  • Ceux qui veulent préserver la Nature, au lieu de la piller,
  • Ceux qui veulent combattre la triche des petits comme des grands, au lieu d’estimer que certains tricheurs valent mieux que d’autres,
  • Ceux qui veulent rétablir une autorité basée sur le respect, au lieu d’un autoritarisme maintenu par la force,
  • Ceux qui veulent d’un État qui sort les gens de la pauvreté, autrement que par l’assistanat,
  • Ceux qui veulent que l’argent se gagne par le travail, au lieu de la spéculation,
  • Ceux qui ont été déçus par les partis de gauche et de droite au point de s’abstenir ou de voter par défaut,
  • Ceux qui pensent que la démocratie est la seule voie pour trouver un consensus national et pour avancer tous ensemble.

En résumé ce projet présidentiel a pour vocation de rassembler les Français ceux, qui veulent vivre responsables et libres, au lieu de survivre infantilisés et assujettis.

Il ne s’agit pas de confier les clés du pouvoir toutes les X années à une « majorité » d’urne, relative et circonstancielle qui impose ses choix par la force ou la propagande.

Ce projet présidentiel n’a pas vocation à rassembler des opportunistes de tous bords, nous laissons cela à d’autres beaucoup plus rodés. Il a pour vocation de rassembler les personnes qui ne sont pas d’accord sur tout, mais qui le sont sur l’essentiel, et qui sont prêtes à défendre leurs idéaux. C’est à dire, la grande majorité des Français.

Au moment où la crise sanitaire a révélé nos faiblesses, elle a aussi réveillé nos consciences : la France, a traversé d’autres crises, mettant en jeu son existence. Et à chaque fois, des Français de bonne volonté, de tous âges et tous horizons, la plupart du temps des citoyens sans histoires, ont su se mobiliser pour relever les défis de leurs temps.

Alors soyons nous aussi à la hauteur, un résistant ne reste pas assis sur son canapé !

Voulez-vous participez à une épopée qui n’espère pas l’emporter en nous clivant mais au contraire, en nous unissant ?

Rejoignez-nous sur ses valeurs pour écrire un programme, qui sera présenté dans quelques mois.

Comme le disait Benjamin Constant il y a deux cents ans « que l’autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d’être heureux. »

Avec ceux qui entendrons cet appel, construisons une France où tous les citoyens pourront vivre ensemble et en Paix, car libres et responsables.

Alexandre Langlois

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